ELLES ENTREPRENNENT AU FÉMININ #2

par | Mai 29, 2019 | Entrepreunariat, Maternité | 0 commentaires

Nathalie

Portrait

Voici Nathalie, une wonder woman inspirante de par sa force et sa détermination à mener à bien ses projets… Maman de deux ados à la maison à temps plein, elle nous parle de son quotidien et de ses multiples casquettes.

S - Bonjour Nathalie, parle-nous de toi en quelques mots…

N – Bonjour, je m’appelle Nathalie Aynié, j’ai 43 ans, je vis à Toulouse et je vis avec mes deux ados autistes dont je m’occupe à temps plein.

A côté de ça, j’aide les femmes qui sont victimes de violences psychologiques dans les relations toxiques.

S - A quel moment as-tu décidé de te lancer dans l’entrepreneuriat ?

N – Je suis auto-entrepreneure depuis 2009. A côté de ça je suis aussi auteure, j’écris de la non-fiction, sur l’autisme, et aussi de la fiction. Il me fallait donc une structure pour encaisser mes revenus.

Mes enfants sont maintenant autonomes donc ça me laisse un peu plus de temps pour travailler sur ma mission.

S - Parle nous de tes différents projets…

N – J’ai écrit beaucoup de non-fiction sur l’autisme. Pendant des années, j’ai tenu un blog qui regroupait la plus grande communauté francophone sur l’autisme. A cette époque, il n’y avait pas de ressources en français sur l’autisme, il fallait savoir parler anglais et aller lire sur les sites américains. J’écrivais un article par jour sur mon blog, et au bout d’un moment, j’ai sorti mon premier bouquin.

 

J’ai toujours rêvé d’être écrivain, alors je me suis lancée dans l’écriture de fiction, notamment d’urban fantasy avec une histoire un peu romantique. J’ai aussi écrit des romances paranormales.

Il y a quelques années, j’ai été pendant 1 semaine, avec mes collègues, USA Today Best Seller ! J’ai un petit lectorat, mais qui est passionné.

 

Récemment, je me suis dit que je pouvais écrire sur les violences psychologiques car j’en connais un bout sur ce sujet maintenant. Pourquoi pas faire un mix entre fiction et non-fiction.

 

Il me semble que parler, écrire et travailler sur des choses qui sont importantes à mes yeux, c’est un super moyen de vivre sa vie.

S - Ce sont des livres que tu publies en auto-édition ?

N – Oui… Je n’ai aucune patience pour ce qui est de partir à la recherche d’une maison d’édition, de devoir écrire sur commande ou de changer mon histoire selon l’envie de l’éditeur… 

Mon plaisir c’est écrire et être lue, et que le lecteurs apprécient l’histoire.

S - A part l’écriture, sur quoi d’autre travailles-tu en ce moment ? Tu nous a parlé d’aider les femmes victimes de violences psychologiques, tu peux nous en dire plus ?

N – Je propose un programme en autonomie qui s’appelle Résister et des accompagnements en individuels.

Je propose notamment une offre “coup de pouce” en urgence. Parfois, quand on est victime de violences, on a besoin d’avoir quelqu’un avec qui parler rapidement. Je suis là pour écouter et pour aider à trouver des stratégies. Ca dure minimum 2h. 

Par exemple, une personne était venue me voir car elle avait subi des violences de son ex. Elle cherchait à trouver des stratégies concrètes pour sortir du problème. 

Je viens de sortir un programme qui s’appelle Wonder, c’est un programme de groupe. Je travaillerai avec tout le groupe sur des thèmes précis pour les aider à être autonome et ne plus jamais retomber dans les mêmes schémas de violences psychologiques.

S - Qu’est-ce qui t’as motivé à travailler auprès des femmes et plus particulièrement les femmes sous l’emprise de personnes toxiques ?

N – Comme je suis multipotentielle, j’ai plein d’idées et j’ai du mal à me concentrer sur une seule chose à la fois.

 Je me suis inscrite à un programme qui s’appelle Le Cercle :: Héritage de Joanne Tatham et ça m’a permis de définir un peu ce que je voulais faire. 

Il me semble que parler, écrire et travailler sur des choses qui sont importantes à mes yeux, c’est un super moyen de vivre sa vie. J’ai beaucoup de passions… et je suis passionnée d’aider les gens en général. J’ai déjà aidé bénévolement de nombreuses femmes.

Je me suis dit que ce genre de travail, je pouvais le faire.

Comme j’ai été moi-même victime de personnes toxiques, plusieurs fois dans ma vie, et que beaucoup de personnes dans mon entourage aussi. Je pense avoir une expérience et une compréhension du sujet que la plupart des gens n’ont pas.

Et c’est de ça dont on a besoin quand on est dans une relation toxique, d’avoir quelqu’un qui nous comprend et qui connaît les pièges dans lesquels il faut éviter de tomber.

S - Comment fais-tu pour gérer ton temps et gérer tes différents projets ?

N – J’ai l’espoir secret, à un moment donné, de faire se rejoindre plusieurs projets en même temps.

Par exemple, j’aime beaucoup l’écriture. Je pourrais peut-être proposer des programmes d’écritures pour que les femmes sous emprises et les mamans d’enfants autistes aient les outils pour raconter leur histoires. Ces femmes ont des trucs à dire donc cela pourrait être réuni sous un seul projet.

Mais pour l’instant, l’idée c’est de se concentrer sur un projet et d’essayer de ne pas s’éparpiller. 

C’est pas nécessaire de travailler plus, il faut travailler bien. 

S - Quels conseils donnerais-tu aux mamans qui souhaitent lancer leur projet ?

N – Ne doutez pas de vous. Si vous vous sentez légitime de part votre expérience, vous ÊTES légitimes !

S - Quelle est ta devise ?

N – La citation qui a changé ma vie c’est : “On a tous deux vies, et la deuxième commence lorsqu’on se rend compte qu’on en n’a qu’une.”

Je crois que c’est de Tom Hiddleston, le Loki dans Avengers.

Je me donne aujourd’hui beaucoup plus de liberté d’être qui je suis et de faire ce que veux !

S - Où peut-on te trouver ?

N – Sur mon site internet : https://lesaffranchies.nathalieaynie.com/

3 fois par semaine en live sur ma page facebook j’anime le “Café des Queens”.

 

Zoom sur

Résister

S - D’où t’es venue cette idée ?

N – Je me suis dit que comme tout semble être une montagne lorsqu’on est dans une relation toxique, le mieux est de commencer par le plus petit de tous les pas. C’est une marche pour avancer et c’est déjà une victoire !

Ce qu’on ne voit pas quand on est dans une relation toxique, c’est qu’une fois qu’on est en haut de la montagne, c’est une belle descente qui nous attend. Moi qui suis de l’autre côté, je sais que c’est beaucoup plus cool une fois qu’on est en haut ! 

S - Peux-tu nous parler plus en détail de ton programme Résister, pour les femmes sous l’emprise d’une personne toxique ?

N – C’est un programme en ligne où je propose 7 petits pas pour se libérer de l’emprise et éloigner les personnes toxiques.

Plus on reprend confiance en soi, plus on se fait passer en premier, plus on pose ses limites… plus on se libère de l’emprise.

S - Concrètement comment se passe le programme ?

N – Si tu as 5mn trois fois par jour, tu peux te lancer ! On travaille beaucoup de choses, l’air de rien: la confiance en soi, l’estime de soi, mais aussi comprendre et parer les stratégies des personnes toxiques! 😉

Merci 🙂